Yannick Guéguen

Yannick Guéguen est artiste, designer et architecte-paysagiste. Il est diplômé des beaux-arts de Paris-Cergy (Dnsep) et de l’École nationale supérieure du paysage de Versailles (Cesp) et de l’école de Design de l’Université de Montréal (Maîtrise). Un stage de recherche au Centre de recherche sur l’espace sonore (Cresson) et au laboratoire Ambiances, Architectures, Urbanités (AAU) de Grenoble l’a familiarisé aux concepts approfondis des ambiances.
Son sujet de maîtrise en design a porté sur les procédés de captation de récits qui utilisent le parcours, au regard du cadre théorique de l’action, de la perception et des représentations situées, partagées ou distribuées (Ethnométhodologie, communication sociale, anthropologie cognitive).
Ses projets ont été appuyés par des centres d’art (Ada X, Topo, Praxis, Voix visuelle, Verticale, Admare, Rhizome, Atoll), des maisons de la culture (Pointe-aux-Trembles, Parc-Extension, Rivière-des-Prairies, Montréal, Brompton), musées (CCA, Écomusée du fier monde), festivals (Elektra, Écho du fleuve, Art souterrain, Futur en scène, Bureau des affaires poétique), organisations (Parc Canada).
En plus des bourses reçues (Calq, Cac, Cam, ville de Québec) et de résidences effectuées (Invisible places, Colis suspect, Électrolitt), son travail s’est vu décerner la bourse Phyllis-Lambert Design Montréal. Il est membre du réseau international Ambiances, de La Traversée — atelier de géopoétique et du groupe de recherche interdisciplinaire pour le végétal et l’environnement (GRIVE/UQAM).
Site web : www.yannickgueguen.com
Domaine de recherche
Yannick Guéguen s’intéresse aux perceptions sensibles et sociales et à la sollicitation ou la réactivation des émotions en lien avec les territoires. Il élabore des parcours sonores qui visent à amplifier les ressentis du réel, tout en servant d’approche pour capter les vécus en mouvement et les mettre à l’épreuve.
Ses projets appellent l’analyse du contexte, l’écriture située et la création audio en lien avec les milieux traversés. Il se passionne pour les méthodologies de conceptions, surtout celles qui questionnent les sens et qui convoquent le récit en marchant dans la perspective d’une transformation des visions du monde.
Il s’intéresse aux données intangibles, comme les ambiances, les paysages, les atmosphères, les effets perceptifs et les images liés aux plantes et à la faune. Il analyse les formes d’appropriations du territoire, notamment en mouvement, l’importance que jouent les sens et la façon dont se constituent les représentations symboliques ou culturelles.
Le végétal occupe une grande place dans ses recherches, tant au niveau de l’expérience de la forêt (« L’Écho du lac », « Fréquence forêt »), de l’appréhension tactile du feuillage (« Jardin tactile »), de la morphologie des arborescences (« Métabotanica »), que du rôle des écosystèmes naturels dans le maintien d’un environnement foisonnant et d’un mode de vie durable.