Priscilla Jolly

Priscilla Jolly est écrivaine et critique. Ses recherches portent sur les plantes, l’environnement et la manière dont les relations entre les deux façonnent le monde humain et plus qu’humain. Elle prépare actuellement un doctorat en littérature anglaise à l’Université Concordia. Sa thèse examine la fiction spéculative et la représentation littéraire des régions tropicales du monde. Ses travaux ont été publiés dans The Conversation CanadaPostcolonial TextETropic et d’autres revues universitaires. En parallèle de ses activités de recherche, elle écrit également des essais personnels sur les langues, les plantes et la mobilité. 

Projet de recherche

Dans mes recherches et mes écrits, j’explore les liens entre les plantes, les récits et les mondes qu’ils font pousser — qu’ils soient humains ou plus qu’humains. Mon projet de thèse porte sur la représentation littéraire des régions tropicales. J’y analyse la manière dont les plantes et la végétation ont contribué à la formation du trope colonial de la tropicalité. À partir des archives coloniales du XIXᵉ siècle en France, en Algérie et en Inde, je montre comment la notion de tropicalité structure et influence encore aujourd’hui notre imagination de la crise climatique.

Parallèlement à ma thèse, je mène un projet de recherche consacré aux plantes, à leur circulation et à leur rôle dans la production de connaissances à partir des archives de Frère Marie-Victorin. L’étude des récits de voyage, de la correspondance et des albums photographiques de Victorin permet de mettre en lumière la culture matérielle de l’histoire naturelle et les formes de savoir qu’elle engendre. En établissant un parallèle entre les voyages de Victorin et le développement du Jardin botanique de Montréal, j’examine la manière dont le personnel et l’institutionnel s’entrecroisent dans la production de connaissances sur le végétal. Enfin, je développe également un projet créatif portant sur les plantes et leur circulation, en explorant des manuscrits coloniaux tels que Hortus Malabaricus (1678).