Lia Miranda

Lia A. Miranda de Lima est professeure agrégée de langue, littérature française et traduction à la Faculté des Lettres de l’Université Féderale du Minas Gerais (UFMG, Brésil) depuis 2021. Elle est également enseignante-chercheuse au Programme de Troisième Cycle en Études Littéraires et membre du groupe de recherche Nave – Nature, Violence et Écocritique de la Faculté des Lettres de l’UFMG. Son parcours académique a commencé par des recherches dans les domaines de la traduction et la littérature d’enfance et de jeunesse, dans lesquels elle a de nombreuses publications. Motivée par ses études de l’oeuvre de J.M.G. Le Clézio, elle s’est penchée vers une intégration de la traductologie et l’écocritique. À présent, elle entreprend un stage postdoctoral à l’UQAM sous la supervision de Rachel Bouvet.

Projet de Recherche

    Le projet postdoctoral “Pour une lecture écopoétique de J.M.G. Le Clézio” propose l’investigation des ouvres de fiction et des essais de J.M.G Le Clézio à partir du rapport entre langue et nature. Nous examinons comment le paysage intègre organiquement la langue d’écriture de l’auteur et comment la quête d’une langue vivante, ancestrale, se matérialise dans sa syntaxe, ses choix lexicaux, ses images et métaphores, ses reprises de mots et de sons, ainsi que dans la texture phonique des textes. Le problème qui motive cette étude concerne la façon dont la littérature participe poétiquement dans la construction de mondes possibles et répond aux angoisses du temps présent. Nous partons de l’hypothèse que la quête d’une langue vivante, opposée à la langue servile et utilitaire d’un monde réifié, structure matériellement l’écriture de Le Clézio, dans une esthétique impliquée dans la réparation des fractures sociales et écologiques. La philosophie du langage de Walter Benjamin et la notion de langue pure appuient la réflexion. L’investigation du corpus littéraire dans ses éléments narratologiques et stylistiques explore en particulier le silence, le jeûne, la violence, les traces de la parole, le rêve, le mythe, le conte et les conteurs, l’enfant et le sauvage, la réflexion sur le langage littéraire et le langage non humain. Il s’agit d’accueillir l’étrangeté des modes oubliés de se rapporter à la parole et aux êtres afin de réviser les modes de faire et penser la littérature et d’habiter la terre.

    Supervision de stage postdoctoral : Rachel Bouvet.