Fenyx Florentiny

Fenyx Florentiny est artiste-chercheur·actuellement inscrit·e à la maitrise en arts visuels. Son travail s’inscrit à l’intersection de pratiques pluridisciplinaires mêlant sculpture, performance, installation et écriture, avec une approche engagée dans les épistémologies décoloniales et queer.
Son parcours académique comprend un DNAP en arts ainsi que baccalauréat en danse contemporaine, complété par une expérience significative en médiation culturelle et artistique, où ile a animé des ateliers et projets éducatifs auprès de divers publics. Cette médiation lui a permis d’affiner sa capacité à créer des espaces d’échange et de transmission entre artistes, chercheurs·euses et communautés, dans une perspective inclusive et engagée.
Son travail explore les relations entre corps, territoire et non-humain, particulièrement dans les contextes caribéens et diasporiques. Iel a à ceur de développer des collaborations avec des organismes engagés en écologie marine et des scientifiques afin d’intégrer des pratiques sensibles autour des matériaux naturels, notamment les algues et éléments marins. Ses recherches s’appuient sur des cadres théoriques décoloniaux, queer et féministes, inspirés par des penseur·euses comme Édouard Glissant, José Muñoz et Astrida Neimanis.
Iel mène actuellement un projet de recherche-création axé sur la matérialité et la mémoire des relations entre humain·es et non-humain·es dans les milieux aquatiques.
Projet de recherche
Le projet de recherche-création que je développe s’inscrit dans une réflexion approfondie
sur les modalités relationnelles entre le corps, le non-humain et les milieux aquatiques,
articulée à une démarche décoloniale et queer. En m’inspirant des propriétés fluides et
transformantes de l’eau, du mucus, des mangroves et des algues, je cherche à explorer
comment les expériences corporelles et sensorielles peuvent ouvrir de nouveaux modes de
connaissance, d’être au monde et de cohabitation.
Cette recherche engage une pensée située du corps, qui interroge les héritages
diasporiques ainsi que les mémoires enfouies dans l’eau, particulièrement en lien avec les
violences et les traumatismes coloniaux. À travers une approche intersectionnelle, je
mobilise des cadres théoriques féministes, queer et décoloniaux, afin de déployer une
esthétique et une éthique relationnelles qui décentre la perspective humaine.
Dans ce contexte, la présence du végétal — notamment les algues et les lichens — occupe
une place centrale, tant du point de vue matériel que symbolique. Je documente et
expérimente la transformation de ces végétaux dans une perspective à la fois artistique,
écologique et politique, soulignant leur rôle dans les écosystèmes marins et leur potentiel à
reconfigurer les récits dominants.
Mon projet se déploie à travers des installations immersives, des objets sculpturaux et des
dispositifs sonores qui capturent et réinterprètent les paysages marins et littoraux. Par ces
œuvres, je cherche à produire des espaces sensibles et poétiques, où se réinventent des
récits et des imaginaires décentrés. L’objectif est de provoquer un déplacement des cadres
normatifs et de contribuer à une réimagination collective des relations entre humain·es, non-
humain·es et territoires vivants.